PROCHAINE REUNION

PROCHAINE REUNION : l'Association "Les pieds sur Terre" se réunira au café de la Paix (Nancy) le mardi 16 avril à 19h
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samedi 12 janvier 2013

EXPOSITION : au coeur de la ville : jardins potagers, jardins partagés"


L'association "Pieds sur terre" présente :

EXPOSITION
"Au coeur de la ville : jardins potagers, jardins partagés"
Du 11 janvier au 2 février 2013 - Conseil Général de Meurthe-et-Moselle

Les jardins ouvriers sont une institution précieuse et fragile. Sous la pression immobilière, de nombres surfaces agricoles sont vendues pour être baties et ces jardins, qui nourrissent des familles pour un très faible coût économique et environemental, sont peu à peu grignotés.
Les Jardins de la Mechelle à Tomblaine sont en sursis. Les Jardins Voirin de Laxou ont échappé de peu à la destruction. Le collectif Les Pieds Sur Terre s'est mobilisé pour les défendre. Mais ces jardins restent peu connus du grand public.
Nous voulons donc, par cette exposition, donner une visibilité aux jardins, aux jardiniers, à leur histoire, leur actualité et leur devenir, les menaces qui pèsent sur eux et les espoirs qu'ils portent.
Formée en 2011, l'association s'est donnée pour mission de protéger et faire connaître les espaces de nature en milieu urbain : défendre les jardins collectifs, familiaux, partagés, les vergers, les ruchers et, d'une manière générale, tous les espaces naturels menacés d'urbanisation. Cette exposition sera un moyen de faire connaître les jardins ouvriers et d'instituteurs au grand public, de les sensibiliser à la valeur de ce patrimoine.

Deux conférences sont organisées parallèlement à l’exposition :
Elles seront suivies d’un échange avec le public. Elles auront lieu dans le hall du conseil général. (Entrée libre.)

Le botaniste et paysagiste Didier Misler fera un exposé sur «Les jardins d'instituteurs», le vendredi 18 janvier, à 19 h.
Ce sera l’occasion d’évoquer une époque, sous la IIIe République, où les jardins d’instituteur faisaient contrepoint aux jardins de curé, ou comment les rangées de choux et les bouquets d’herbes aromatiques participaient à la politique…

Le vendredi 25 janvier, à 19 h , Anne-Lise Henry viendra présenter le mouvement  «Terre de liens », association dont elle dirige la délégation lorraine.
L’association collecte de l’épargne citoyenne en vue d’acquérir des terres et d’aider à l’installation de paysans, dans des projets socialement, économiquement et écologiquement pérennes


dimanche 23 septembre 2012

COMMUNIQUE DE PRESSE

Intégrer les jardins de la Méchelle
dans le projet de zone verte de Tomblaine


Depuis septembre 2011, le collectif « Les Pieds sur Terre » défend les jardins collectifs, familiaux, partagés, les vergers, et, d’une manière générale, tous les espaces naturels. Ils constituent un besoin vital et vivant de la ville.

À Tomblaine, le collectif a défendu l’existence des jardins ouvriers de la Méchelle, dont l’espace a été convoité, un temps, pour y construire des infrastructures destinées à l’Eurofoot 2016. La communauté urbaine du Grand Nancy ayant renoncé à accueillir cette manifestation, le projet d’agrandissement du stade Marcel-Picot et d’aménagement de ses abords devait logiquement tomber à l’eau.

Dans un supplément magazine en date du 20 juin 2012, l’Est républicain a publié deux articles relatifs à l’aménagement des rives de la Meurthe à Tomblaine. Leurs titres sont attractifs : « L’environnement : une priorité » et « Développement durable : des actions concrètes ». Mais de quoi parlent-ils exactement ?

Le premier article décrit un projet de ZAC avec des espaces verts, une ferme pédagogique, un parc public où aucune machine ne passerait, une « coulée verte » et… la disparition des jardins ouvriers ! Les jardiniers devront aller voir ailleurs s’il y pousse des carottes et du rutabaga. La ville de Tomblaine a acquis depuis 2001 une quarantaine de parcelles sur plusieurs sites (il y en a actuellement 60 à la Méchelle), qu’elle propose pour 5 € par an (à ce prix là, la gratuité s’impose), avec « une clôture propre et en bon état ». L’article considère l’« offre acceptable pour des jardiniers exclus de la plaine de la Méchelle et qui souhaiteraient véritablement entretenir un jardin dans de bonnes conditions ». Comme si tel n’était pas le cas. Une petite réserve, tout de même, dans cet article : « Il reste à solutionner le problème de l’adduction d’eau. »

Le second article revient à la Méchelle et évoque la création de « trois ou quatre petites parcelles de jardins potagers bio pédagogiques », qui « seraient entretenues par les enfants des écoles, leurs enseignants et des personnels municipaux ».

On peut faire bien plus simple. Si l’intention de la Ville de Tomblaine et de la communauté urbaine du Grand Nancy est de créer une zone verte le long des rives de la Meurthe, pourquoi n’y intégreraient-elles pas les jardins de la Méchelle, qui existent, donc n’ont pas besoin d’être créés, qui disposent d’une excellente terre, d’une exposition idéale, de l’eau à proximité, et qui pourraient constituer un espace de découverte pédagogique. Gardons les jardins de vie au coeur de la ville !

lundi 27 février 2012

Jardins de la Méchelle : la bataille continue pour préserver les jardins

Malgré l'abandon du projet de grand stade, les jardiniers de la Méchelle ne savent toujours pas si leur potager sera préservé de tout construction ou aménagement prévus par la commubnauté urbaine du Grand Nancy (CUGN)
L'article publié dans l'Est Républicain du 27 février 2012 montre en tous les cas le mépris et l'absence de dialogue des élus envers les jardiniers de la Méchelle.

La bataille du collectif "les pieds sur terre" pour la préservation des jardins de la Méchelle continue donc et nous vous donnons rendez-vous le mercredi 29 février à 19h00 au bar le Molitor à Nancy pour notre prochaine réunion.

dimanche 22 janvier 2012

MERCI ! (Message aux signataires de la pétition)

Vous avez signé notre pétition pour la sauvegarde des jardins de la Méchelle (en face du stade Marcel Picot) et nous tenions à vous en remercier.
Notre collectif est satisfait que le Grand Nancy ait renoncé au projet d’extension du stade, mais l’avenir de ces jardins reste encore incertain.

Cela dit, les objectifs que nous affichons depuis notre création dépassent largement le cadre des seuls jardins de la Méchelle puisque notre pétition demande « la sauvegarde et le classement en zone verte non constructible des jardins de la Méchelle, des jardins Voirin, de tous les jardins ouvriers, collectifs, familiaux ou partagés, de tous les vergers, de tous les espaces verts situés sur le territoire du Grand nancy. »

La bataille pour les vergers Voirin situés à Laxou a, elle aussi, marqué des points fin novembre 2011 avec le vote de la population laxovienne au référendum : avec plus de 76% de non, les habitants de Laxou se sont  prononcés contre le plan d’urbanisation proposé. Mais comme le Maire n’est pas tenu de se conformer à ce vote et qu’une enquête publique débute en ce mois de janvier, il nous faudra encore porter nos forces aux côtés de nos amis du collectif de Laxou pour que des vergers et des potagers ne soient pas détruits et bétonnés.

Et ailleurs, sur le Grand Nancy, que se passe-t-il ? Eh bien, comme partout ailleurs, si personne ne résiste, des jardins, des parcelles cultivées, des espaces naturels seront retournés à la pelleteuse, nivelés et ensevelis sous une bonne couche de goudron mortifère. Et les nouvelles constructions s’appelleront cyniquement « Les jardins de ceci » ou « Les jardins de cela »…

Notre collectif ne baisse pas les bras. Confortés par les soutiens que nous avons obtenus, par l’avortement du plan d’extension de Picot, par le référendum de Laxou, nous entendons bien gagner d’autres batailles encore.

Et vous ? Voulez-vous unir vos forces aux nôtres et participer à notre combat ?

Si tel est le cas, vous pouvez :

- nous contacter à l’adresse mail suivante : contact-piedsurterre@nancy-en-transition.net
- nous rejoindre à la prochaine réunion qui se tiendra à Nancy, au café le Molitor (Rue Molitor, derrière l’Hôpital Central) le mercredi 1er février 2012, à 19h.
- consulter notre site Internet : http://piedsurterre.blogspot.com/

Dans tous les cas, bonne année 2012 et merci d’avoir signé notre pétition.

Le collectif « Les pieds sur terre »

dimanche 4 décembre 2011

Picot : la gueule de bois

Pendant que les supporters de l’ASNL se réveillaient groggy hier matin, l’homme de la rue, le contribuable poussaient un « ouf » de soulagement. L’échec cuisant, que représente l’abandon de l’extension de Marcel Picot et de l’Euro 2016, clôt trois ans de négociation et va laisser des traces durables.

Nancy. Le sport et la raison, l’espoir et le renoncement. C’est sur ce mode, que Michel Dufraisse le fidèle lieutenant d’André Rossinot a entamé son week-end hier. Sans parler — puisque la majorité d’André Rossinot ne s’exprimera plus sur le dossier de l’extension du stade Marcel Picot jusqu’au 16 décembre — mais avec ces silences étranglés qui en disent longs. Quelques jours avant l’annonce officielle de la décision, celui qui avec l’équipe du Grand Nancy a porté une grande partie du projet et n’a jamais caché sa proximité avec l’ASNL, a en effet tout fait pour sauver le dossier. « On a essayé de voir si en imaginant d’autres montages avec les mêmes chiffres de base, on pouvait y arriver. Mais on est sur des facteurs multiplicatifs, qui font que crise financière aidant, on ne peut pas donner suite. Même lorsqu’on veut un grand stade », expliquait vendredi après-midi Henri Bégorre, maire de Maxéville. Dans l’agglomération nancéienne, la décision de la commission d’ouverture et des offres, de ne pas donner suite aux deux offres de Vinci et Pertuy, a fait l’effet d’une bombe.
Stupeur, consternation et… soulagement. Très vite, les Grands Nancéiens ont compris que derrière ce projet à géométrie variable, passant d’une extension de stade ‘’classique’’ à un aréna digne d’une capitale européenne du foot, il y avait de quoi plomber leurs impôts locaux pendant longtemps. Avec le partenariat public privé, on serait passé dans la voilure prônée par Vinci ou Pertuy, à un engagement financier majeur de la collectivité. De l’ordre de 25 à 30 M€ sur trente ans, en plus du coût de la construction. Beaucoup trop cher pour la CUGN, qui avec son bail emphytéotique, ne voulait injecter qu’un seul starter de 28 M€, et ne plus rien dépenser ensuite.

Retour des jardins

Quant aux défenseurs de l’environnement, ils manifestent leur satisfaction. Les parkings de Picot pour l’Euro 2016 condamnaient en effet les jardins ouvriers de la Méchelle. Pierre Christophe, pour le collectif « Les pieds sur terre », rappelle « qu’il a toujours dénoncé un projet économiquement non viable et décidé sans aucune concertation, ni transparence. L’extension de Picot et de ses abords entraînait de plus la destruction d’une soixantaine de jardins en rives de Meurthe, en face de l’étang de la Méchelle, classé espace naturel sensible ».
Une pétition a recueilli 1.500 signatures, remises officiellement à la Communauté urbaine le 25 novembre. Le même collectif attend logiquement de la « CUGN et de la mairie de Tomblaine, qu’elles reviennent sur leur décision, en sauvegardant les jardins ».

Pas d’indemnités

Quand le 16 décembre, les élus du Grand Nancy seront amenés à voter l’irrecevabilité des offres de Vinci-Picogest et Pertuy, il restera à solder les comptes. Une indemnité plafonnée à 100.000 € est prévue pour ceux qui font acte de candidature et ne sont pas retenus par la commission. Sauf en cas d’irrecevabilité. Juridiquement, la CUGN ne devrait donc pas sortir un sou pour ses partenaires déboutés, qui s’en souviendront… Des voix s’élèvent pour dénoncer l’incohérence du dossier : « Ce revirement marque l’échec d’une politique, celle qui n’a pour objectif que de servir la renommée ou l’image de l’agglomération. L’argent public doit être concentré sur des projets correspondant aux attentes des habitants. Mobilité, logement, développement économique. Agrandir un stade, le transformer en temple de la consommation n’est pas une priorité », explique Bertrand Masson président des élus de gauche de Nancy et conseiller communautaire.

La rencontre

Hier matin, André Rossinot et Jacques Rousselot se sont revus, dans des circonstances particulières : c’était en effet le mariage, place Stanislas, de Benoît, le fils du président de l’ASNL. André Rossinot est allé saluer celui qu’il appelle « mon ami Jacques Rousselot », à l’issue de la cérémonie qu’il avait choisi de présider. Après avoir dit tout le bien qu’il pensait de Jacques Rousselot, il a joint un geste paternel à la parole. Mais le patron meurtri de l’ASNL, livide et dents serrées jusqu’à la fracture, n’a pas pipé mot et est resté de marbre. Il y aura entre ces deux-là, un avant et un après Marcel Picot.

Pascal SALCIARINI – Source : Est Républicain du 4 décembre 2011

samedi 3 décembre 2011

Communiqué de presse du collectif "les pieds sur terre"

Stade final pour l’extension de Marcel-Picot

 Le collectif « Les Pieds sur Terre » a appris avec plaisir la décision de la communauté urbaine du Grand Nancy de renoncer à accueillir l’Euro 2016 et d’agrandir le stade Marcel-Picot. Notre collectif, constitué en septembre de cette année, a toujours dénoncé un projet économiquement non viable et décidé sans aucune concertation ni transparence.

L’extension du stade Marcel-Picot et de ses abords entraînait, de plus, la destruction d’une soixantaine de jardins ouvriers situés sur les rives de Meurthe, en face de l’étang de la Méchelle, classé par ailleurs espace naturel sensible.

Notre collectif a déjà lancé plusieurs actions pour la sauvegarde des jardins de la Méchelle, dont une pétition qui a recueilli en deux mois près de 1 500 signatures et une « remise officielle » de légumes aux élus de la CUGN le 25 novembre.

L’abandon du projet d’extension du stade Marcel-Picot, à laquelle plus de la moitié des Grands Nancéiens étaient opposés, devrait en toute logique se traduire par une décision de la CUGN et de la mairie de Tomblaine de sauvegarder les jardins de la Méchelle. Nous serons attentifs aux déclarations des élu(e)s à ce sujet dans les prochains jours.
En attendant, le combat de notre collectif se poursuit : nous entendons rappeler aux élu(e)s l’importance sociale, environnementale et vivrière des jardins ouvriers dans la cité, comme le préconisait le rapport de juin 2009 du Conseil du Développement Durable du Grand Nancy ; nous luttons pour la sauvegarde et le classement en zone verte non constructible de tous les jardins, vergers ou potagers situés sur le territoire du Grand Nancy.

Le maintien de surfaces agricoles ou vivrières dans les communautés urbaines est un besoin vital. Pour rappel chaque semaine, en France, 1 300 hectares de surfaces agricoles sont détournés de leur fonction première.


Les citoyen(ne)s sensibles à cette question sont invité(e)s à rejoindre le collectif lors de sa prochaine réunion le mercredi 14 décembre 2011, à 19 h, au bar « Le Molitor » (rue Molitor), à Nancy.

Le collectif « Les Pieds sur Terre »

jeudi 1 décembre 2011

Jardin contre béton : match au pied du stade Picot

Officiellement, la disparition programmée – de longue date – des jardins ouvriers de la Méchelle à Tomblaine, n’a rien à voir avec le projet d’extension du stade Marcel-Picot ni avec la création d’une galerie marchande attenante. C’est ce qu’assure la Communauté Urbaine du Grand Nancy, par la voix de son vice-président délégué à l’urbanisme, Michel Candat. « On a prévu d’en faire une esplanade, un espace de loisirs. Pas d’immeuble ni de parking, c’est sûr », promet l’élu.


« Un air de bidonville »

Il n’en reste pas moins que le projet de bétonnisation d’un espace potager suscite l’inquiétude. Une quarantaine de petits jardiniers des villes, surtout des personnes âgées, seront expulsés, délocalisés. Les baraques de jardin, dont le maire de Tomblaine trouve qu’elles donnent au site « un air de bidonville », seront rasées, et les jardiniers iront planter leurs choux un peu plus loin, vers la plaine Flageul, près de l’aérodrome. « Je sais que c’est douloureux, reprend l’élu. Mais nous avons 170 hectares et une partie sera affectée à ces jardins. Nous y ferons des aménagements bien entendu. On y remettra de la terre. On a même entamé une réflexion pour avoir une certaine homogénéité des jardins ouvriers, avec des cabanes et des points d’eau à disposition », reprend l’élu.
Sauf que quand on a un peu pratiqué le jardinage, cet art modeste et laborieux, on sait très bien que la terre de jardin, cent fois retournée, depierrée, n’a rien à voir avec la terre sur laquelle pousse l’herbe à vache de la plaine Falgeul. D’où la démarche du petit collectif qui tente de résister à l’artificialisation de cet espace potager aux portes de Nancy et demande même une réflexion plus globale à l’échelle de toute l’agglo pour renouer avec ces pratiques des jardins familiaux. « On avait l’espoir d’être entendus… », soupire Walter Navarra, qui a l’impression de se heurter à un mur d’incompréhension. « Ces jardins, c’est du lien social, c’est aussi le maintien d’une petite agriculture vivrière aux portes des villes qui permet vraiment aux gens à petits moyens de subsister ». Ce dossier n’est pas le seul du genre dans l’agglo. Dimanche à Laxou, le maire a organisé une consultation populaire sur la question des jardins Voirin. Des jardins potagers en cœur de village, tellement travaillés, productifs et entretenus qu’ils sont devenus un but de promenade. Là, un projet de construction d’une trentaine de logements menace cette poche de nature urbaine. « ll y a deux autres sites possibles, l’ancien local Nouvelec et Saint-Jospeh, alors pourquoi s’obstiner ! », maugrée Hélène Guillaume, membre du comité des Jardins Voirin. A Laxou, une pétition a déjà recueilli plus de 1200 signatures. C’est sûr, les jardiniers des villes ne se laisseront pas faire.
Article publié dans le Républicain Lorraine du 1er décembre 2011

samedi 26 novembre 2011

Dans L'EST REPUBLICAIN du 26 Novembre 2011

« Plantons localement avant de nous planter globalement » : le slogan résume la position de la vingtaine de manifestants mobilisée hier sous les fenêtres de la CUGN. Le collectif « les pieds sur terre » entendait ainsi protester contre la suppression des jardins ouvriers de la Méchelle, et au-delà, contre l’extension du stade Picot. Le collectif « dénonce un projet qui n’est pas viable économiquement, rappelle l’importance sociale, environnementale et vivrière de ce type de jardins. » En outre, il souligne que la majorité de la population du Grand Nancy « est opposée à l’extension du stade », faisant référence à l’enquête Sofres commandée par la CUGN sur ses grands projets. dans laquelle 59 % des sondés ne souscrivaient pas au projet.
Brandissant des cagettes bien garnies de poireaux, de potirons, mais aussi de parpaings, les manifestants souhaitaient interpeller les élus sur le thème : « préférez-vous de la soupe aux légumes, ou aux cailloux ? » Ils ont demandé à être reçus par André Rossinot ou un vice-président. Finalement un cadre administratif est venu à leur rencontre. La CUGN pour l’occasion était particulièrement bien gardée : trois camionnettes remplies de forces de l’ordre veillaient au grain. Photo Denis MOUSTY

vendredi 25 novembre 2011

Le collectif « Les Pieds sur Terre » a organisé le vendredi 25 novembre 2011, une opération de sensibilisation sur la disparition programmée des jardins de la Méchelle (près du stade Marcel-Picot) et d’une partie des jardins Voirin de Laxou. Cette manifestation s'est déroulée devant le siège de la communauté urbaine du Grand Nancy (CUGN) et alentours, à l’occasion du conseil communautaire
Le collectif n'a pas été reçu par les élu(e)s, auxquel(le)s il a offert deux paniers : l’un de légumes de saison, l’autre de gravats et de béton


Sous l'oeil vigilant des anges gardiens mobilisés en force pour cette dangereuse manifestation.

samedi 22 octobre 2011

Les jardins de la Mechelle que l'on veut détruire
pour permettre l'agrandissement  d'un stade inutile et coûteux.

Les légumes vous les préférez .... dans un jardin ou devant une TV ?
Aujourd'hui ils cultivent des jardins,demain , ils cultiveront l'ennui.

jeudi 6 octobre 2011

 A Tomblaine, le projet d'agrandissement du Stade Marcel-Picot et d'aménagement des abords  prévoit de détruire les jardins ouvriers de la Méchelle ,  pour laisser place à des infrastructures luxueuses, surdimensionnées et coûteuses  qui n'accueilleront  que quelques matches de  l’Eurofoot 2016.

A Laxou , suite à la revision du plan local d'urbanisme, la partie sud des jardins Voirin est menacée de disparition. D'autres, ailleurs sont en sursis.

Jusqu'à quel point de non-retour devrons-nous supporter la bétonisation à outrance de nos espaces urbains et périurbains? Jardins, vergers et potagers constituent un espace naturel vivant et vital dans nos villes.

Nous disons : STOP BETON !

Nous demandons la sauvegarde et le classement en zone verte non constructible des jardins de la Méchelle, des jardins Voirin, de tous les jardins ouvriers collectifs ,  familiaux  ou  partagés, de tous les espaces verts situés sur le territoire du Grand Nancy

 
· Pour des raisons sociales : les parcelles cultivées, les potagers, de Tomblaine ou d’ailleurs, procurent des compléments de ressources pour de nombreuses familles. Elles permettent également de créer du lien social entre habitants, entre générations. C’est un lieu de vie et d’échanges.

Pour des raisons écologiques : la biodiversité, le développement durable, la préservation de la nature ne sont pas des slogans éphémères de campagne électorale mais des besoins vitaux pour l’humanité.Les jardins ouvriers de Tomblaine sont situés juste en face de l’ile des Foulons,classée depuis peu espace naturel sensible (ENS), permettant une réserve exceptionnelle de faune et de flore intacte…  Les villes qui en ont pris conscience préservent et multiplient zones piétonnes et espaces verts. Pas seulement les grands espaces engazonnés et décorés, mais toute parcelle où la terre est vivante.

Pour des raisons financières : ce type de projet d’urbanisation entraîne un gouffre financier. Albertville illustre bien ces villes ruinées par des équipements surdimensionnés désormais quasi-vides. Pour les aménagements du stade Marcel Picot, le Grand Nancy, collectivité publique, va se porter caution pour une structure privée, l’ASNL, avec un engagement sur plus de 30 ans. Avec les intérêts cumulés, la facture pourrait avoisiner les 180 Millions d’Euros. Les contribuables du Grand Nancy en assumeront une bonne partie.
Pourtant, des solutions alternatives existent lors des grands événements : des transports en commun efficaces et gratuits, et l’accès facilité aux parkings de délestage déjà existants.
 
Restons les pieds sur terre et pas sur le béton !