PROCHAINE REUNION

PROCHAINE REUNION : l'Association "Les pieds sur Terre" se réunira au café de la Paix (Nancy) le mardi 16 avril à 19h
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lundi 29 avril 2013

VOTE DU PLU DE MALZEVILLE : UNE BIEN TRISTE PRESSE

A l'occasion du vote du PLU de Malzéville lors du conseil communautaire le 19 avril dernier, l'association "les pieds sur terre" et le collectif pour la sauvegarde des coteaux de Malzéville a exprimé son mécontentement devant le siège de la communauté urbaine du Grand Nancy.

La presse a relaté à sa manière cette journée.

Nos journalistes ont-ils vraiment bien compris les enjeux du vote du PLU de Malzéville ?



mercredi 10 avril 2013

PETITION : MALZEVILLE, DES ESPACES NATURELS DE PROXIMITE A PRESERVER


à l’appel du « Collectif de Défense des Jardins & Coteaux de Malzéville »

1176 signatures ! = 422 web + 754 papier (10 avril 2013)


À l'intention de :

M. Rossinot, Président de la CUGN ;
M. Franoux, Maire de Malzéville ;
tous-tes les élu(e)s de Malzéville et du Grand Nancy ;
M. le Préfet de Meurthe & Moselle.
Mesdames et messieurs,
Nous, habitant(e)s de Malzéville, du Grand Nancy ou simples amoureux de la nature, demandons à M. Franoux, M. Rossinot et à tous les membres du conseil municipal de Malzéville et de la Communauté Urbaine du Grand Nancy de remettre en question le projet de PLU de Malzéville.
Le Grand Nancy se félicite régulièrement, à juste titre, d’avoir un « poumon vert » sur son territoire, celui de Malzéville : son patrimoine paysager, ses coteaux, ses vergers, ses jardins, ses sentiers, sa faune et sa flore.
Ces espaces de nature constituent un bien commun !
Nous ne voulons pas les livrer aux promoteurs immobiliers.
Nous refusons que soient urbanisés 14,4 hectares actuellement occupés par des espaces naturels qui, entre autres rôles, limitent les risques d’inondation. Nous voulons les préserver de l’urbanisation.
Nous vous demandons donc de :
revenir sur les projets d’urbanisation prévus (zones 1 AU et 2 AU) et de les classer en zones naturelles non constructibles ;
d’associer réellement la population à des projets qui la concernent en organisant une consultation locale sur la question.

vendredi 9 novembre 2012

COMMUNIQUE DE PRESSE (9 NOVEMBRE 2012)

13,7 ha de vergers, jardins et espaces de nature menacés de disparition !

Une enquête publique concernant le plan local d’urbanisme (PLU) de Malzéville est ouverte du 22 octobre au 22 novembre 2012.

Pour le collectif « Les Pieds sur Terre », ce projet de PLU constitue une menace pour les espaces naturels et pour les habitant-e-s de Malzéville et du Grand Nancy. Il comporte des risques graves :

—     L’urbanisation prévue va empêcher l’absorption des eaux pluviales par les sols, favoriser le ruissellement et le ravinement, et augmenter ainsi le risque d’inondations. À Malzéville, il n’existe aucun bassin de rétention !

—     Les constructions et la voirie futures condamneront définitivement les « coulé es vertes » entre le Village et le Plateau, constituées de jardins, de vergers, de nombreux sentiers de randonnée balisés : ce précieux patrimoine fait partie de l’identité de Malzéville et les habitant-e-s y sont très attaché-e-s car il participe à la qualité de vie de tou-te-s et attire de nombreux promeneurs.

—     Ce projet est une menace sérieuse pour la biodiversité, pour la tradition d’arbres fruitiers, l’activité maraîchère et l’apiculture, qui risquent ainsi de disparaître de manière irréversible.

Le collectif organise une visite des lieux menacés par l’urbanisation galopante de Malzéville, le samedi 10 novembre, à 9 h 15 (rendez-vous devant l’hôtel de ville, 11, rue du Général-de-Gaulle, à Malzéville). Cette visite est ouverte à la presse et à la population.

À 11 h, le collectif « Les Pieds sur Terre » se rendra en mairie de Malzéville pour apporter sa contribution détaillé e à l’enquête publique.

L’enquête publique est une étape importante pour la modification de ce projet car un commissaire-enquêteur recueillera les avis, suggestions et contre-propositions : chaque habitant-e du Grand Nancy, sans restriction d’âge ni de nationalité, peut s’y exprimer et exercer son droit en faveur de la protection de l’environnement.

Depuis septembre 2011, le collectif « Les Pieds sur Terre » défend les jardins collectifs, familiaux, partagés, les vergers, et, d’une manière générale, tous les espaces naturels. Ils constituent un besoin vital et vivant de la ville.

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Contact presse : Pierre Christophe (06 705 12 715 ; pm.christophe@wanadoo.fr)
Pour en savoir plus : lien menant au dossier documentaire du PLU de Malzéville : http://www.grandnancy.org/services/urbanisme.html

jeudi 1 novembre 2012

PLU DE MALZEVILLE : 13.7 HA DE VERGERS, JARDINS ET ESPACES DE NATURE MENACES DE DISPARITION

Projet de plan local d’urbanisme (PLU) de Malzéville
13,7 ha de vergers, jardins et espaces de nature
menacés de disparition !


Une enquête publique concernant ce projet de PLU est ouverte du 22 octobre au 22 novembre 2012.
C’est une étape importante pour la modification de ce projet car un commissaire-enquêteur recueillera les avis, suggestions et contre-propositions : chaque habitant-e du Grand Nancy, sans restriction d’âge ni de nationalité, peut s’y exprimer et exercer son droit en faveur de la protection de l’environnement.

Le projet de PLU de Malzéville est une menace pour les espaces naturels et pour les habitant-e-s.
Il comporte des risques graves :
-         L’urbanisation prévue va empêcher l’absorption des eaux pluviales par les sols, favoriser le ruissellement et le ravinement, et augmenter ainsi le risque d’inondations. À Malzéville, il n’existe aucun bassin de rétention !
-         Les constructions et la voirie futures condamneront définitivement les « coulées vertes » entre le Village et le Plateau, constituées de jardins, de vergers, de nombreux sentiers de randonnée balisés : ce précieux patrimoine fait partie de l’identité de Malzéville et les habitant-e-s y sont très attaché-e-s car il participe à la qualité de vie de tou-te-s et attire de nombreux promeneurs.
-         Ce projet est une menace sérieuse pour la biodiversité, pour la tradition d’arbres fruitiers, l’activité maraîchère et l’apiculture, qui risquent ainsi de disparaître de manière irréversible.

Aujourd’hui l’enquête publique prévue par la loi est l’occasion pour tous les habitant-e-s de donner leur opinion sur ce projet de PLU. Plusieurs démarches sont possibles avant le 22 novembre :
®    se rendre en mairie, n’importe quel jour, pour y  inscrire votre demande de « conservation et de sauvegarde de tous les espaces naturels existants sur Malzéville »
®    se rendre en mairie les jours de permanence du commissaire-enquêteur :
            . lundi 22 octobre de 14 h à 17 h                                             
            . samedi 10 novembre de 9 h à 12 h
            . jeudi 22 novembre de 14 h à 17 h
®   renvoyer le coupon-réponse (à découper ci-dessous) au commissaire-enquêteur en mairie (adresse : Mairie de Malzéville, 11, rue du Général-de-Gaulle, 54220 Malzéville)

Les jardins et les vergers, de même que tous les espaces de nature, sont des poumons dans la ville. Ils sont indispensables contre la pollution, mais ils permettent aussi de renouer contact avec la terre nourricière, de créer des liens, d’échapper au béton. C’est aussi grâce à l’extension de leur superficie que l’on pourrait produire localement des fruits et légumes, du miel des ruches, transmettre des savoir-faire en pomologie, créer des jardins partagés, des vergers pédagogiques, etc.

Cette invitation émane du Collectif « Les pieds sur terre » (http://piedsurterre.blogspot.fr/), de l’Association des amis de l’Abiétinée, de R-U-E collectif Malzéville, des jardins de Malzéville, des jardins Voirin (Laxou, http://www.jardinsvoirin.fr/).

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Madame ou Monsieur le Commissaire-Enquêteur,

Je demande que le nouveau plan local d’urbanisme de Malzéville préserve tous les espaces naturels existants : jardins, vergers et zones boisées, au lieu de les condamner à la bétonisation.
Je demande également qu’un autre projet de PLU soit mis en place, associant largement la population pour prendre des décisions qui engagent à long terme son avenir.

Nom et prénom :
Adresse, code postal, ville :
Signature :

lundi 27 février 2012

Jardins de la Méchelle : la bataille continue pour préserver les jardins

Malgré l'abandon du projet de grand stade, les jardiniers de la Méchelle ne savent toujours pas si leur potager sera préservé de tout construction ou aménagement prévus par la commubnauté urbaine du Grand Nancy (CUGN)
L'article publié dans l'Est Républicain du 27 février 2012 montre en tous les cas le mépris et l'absence de dialogue des élus envers les jardiniers de la Méchelle.

La bataille du collectif "les pieds sur terre" pour la préservation des jardins de la Méchelle continue donc et nous vous donnons rendez-vous le mercredi 29 février à 19h00 au bar le Molitor à Nancy pour notre prochaine réunion.

dimanche 4 décembre 2011

Picot : la gueule de bois

Pendant que les supporters de l’ASNL se réveillaient groggy hier matin, l’homme de la rue, le contribuable poussaient un « ouf » de soulagement. L’échec cuisant, que représente l’abandon de l’extension de Marcel Picot et de l’Euro 2016, clôt trois ans de négociation et va laisser des traces durables.

Nancy. Le sport et la raison, l’espoir et le renoncement. C’est sur ce mode, que Michel Dufraisse le fidèle lieutenant d’André Rossinot a entamé son week-end hier. Sans parler — puisque la majorité d’André Rossinot ne s’exprimera plus sur le dossier de l’extension du stade Marcel Picot jusqu’au 16 décembre — mais avec ces silences étranglés qui en disent longs. Quelques jours avant l’annonce officielle de la décision, celui qui avec l’équipe du Grand Nancy a porté une grande partie du projet et n’a jamais caché sa proximité avec l’ASNL, a en effet tout fait pour sauver le dossier. « On a essayé de voir si en imaginant d’autres montages avec les mêmes chiffres de base, on pouvait y arriver. Mais on est sur des facteurs multiplicatifs, qui font que crise financière aidant, on ne peut pas donner suite. Même lorsqu’on veut un grand stade », expliquait vendredi après-midi Henri Bégorre, maire de Maxéville. Dans l’agglomération nancéienne, la décision de la commission d’ouverture et des offres, de ne pas donner suite aux deux offres de Vinci et Pertuy, a fait l’effet d’une bombe.
Stupeur, consternation et… soulagement. Très vite, les Grands Nancéiens ont compris que derrière ce projet à géométrie variable, passant d’une extension de stade ‘’classique’’ à un aréna digne d’une capitale européenne du foot, il y avait de quoi plomber leurs impôts locaux pendant longtemps. Avec le partenariat public privé, on serait passé dans la voilure prônée par Vinci ou Pertuy, à un engagement financier majeur de la collectivité. De l’ordre de 25 à 30 M€ sur trente ans, en plus du coût de la construction. Beaucoup trop cher pour la CUGN, qui avec son bail emphytéotique, ne voulait injecter qu’un seul starter de 28 M€, et ne plus rien dépenser ensuite.

Retour des jardins

Quant aux défenseurs de l’environnement, ils manifestent leur satisfaction. Les parkings de Picot pour l’Euro 2016 condamnaient en effet les jardins ouvriers de la Méchelle. Pierre Christophe, pour le collectif « Les pieds sur terre », rappelle « qu’il a toujours dénoncé un projet économiquement non viable et décidé sans aucune concertation, ni transparence. L’extension de Picot et de ses abords entraînait de plus la destruction d’une soixantaine de jardins en rives de Meurthe, en face de l’étang de la Méchelle, classé espace naturel sensible ».
Une pétition a recueilli 1.500 signatures, remises officiellement à la Communauté urbaine le 25 novembre. Le même collectif attend logiquement de la « CUGN et de la mairie de Tomblaine, qu’elles reviennent sur leur décision, en sauvegardant les jardins ».

Pas d’indemnités

Quand le 16 décembre, les élus du Grand Nancy seront amenés à voter l’irrecevabilité des offres de Vinci-Picogest et Pertuy, il restera à solder les comptes. Une indemnité plafonnée à 100.000 € est prévue pour ceux qui font acte de candidature et ne sont pas retenus par la commission. Sauf en cas d’irrecevabilité. Juridiquement, la CUGN ne devrait donc pas sortir un sou pour ses partenaires déboutés, qui s’en souviendront… Des voix s’élèvent pour dénoncer l’incohérence du dossier : « Ce revirement marque l’échec d’une politique, celle qui n’a pour objectif que de servir la renommée ou l’image de l’agglomération. L’argent public doit être concentré sur des projets correspondant aux attentes des habitants. Mobilité, logement, développement économique. Agrandir un stade, le transformer en temple de la consommation n’est pas une priorité », explique Bertrand Masson président des élus de gauche de Nancy et conseiller communautaire.

La rencontre

Hier matin, André Rossinot et Jacques Rousselot se sont revus, dans des circonstances particulières : c’était en effet le mariage, place Stanislas, de Benoît, le fils du président de l’ASNL. André Rossinot est allé saluer celui qu’il appelle « mon ami Jacques Rousselot », à l’issue de la cérémonie qu’il avait choisi de présider. Après avoir dit tout le bien qu’il pensait de Jacques Rousselot, il a joint un geste paternel à la parole. Mais le patron meurtri de l’ASNL, livide et dents serrées jusqu’à la fracture, n’a pas pipé mot et est resté de marbre. Il y aura entre ces deux-là, un avant et un après Marcel Picot.

Pascal SALCIARINI – Source : Est Républicain du 4 décembre 2011

vendredi 2 décembre 2011

Nancy renonce à l'euro 2016...et à détruire les jardins de la Méchelle ???

La conférence de presse qui se déroulait depuis 14 h 30 au siège du Grand Nancy vient de se terminer. Devant les " conditions irrecevables " imposées par les groupes Bouygues et Vinci, la CUGN renonce à financer l'accueil des matchs de l'Euro 2016. Elle renonce aussi à l'extension du stade Picot en Aréna de 32.000 places

La conférence de presse qui s'est déroulée cet après - midi à 14 h 30 au siège du Grand Nancy est terminée. Elle a livré une bombe.. Devant les " conditions irrecevables " imposées par les groupes Bouygues et Vinci, la CUGN renonce à financer l'accueil des matchs de l'Euro 2016. Elle renonce aussi à l'extension du stade Picot en Aréna de 32.000 places.
Hier soir, à l'ouverture des plis pour la soumission des conditions de marché, André Rossinot et son équipe ont été pris d'un haut le coeur. Ils ont décidé de convoquer une conférence de presse en grande pompe cet après - midi pour annoncer qu'il renonçaient à l'accueil de l'Euro 2016 et à fortiori à l'extension du stade Picot en Aréna de 32.000 places. L'information rendue publique cet après - midi, en l'absence très remarquable de Jacques Rousselot est explosive. Le désengagement sonne le glas d'un projet extrêmement controversé qui faisait de moins en moins l'unanimité dans l'opinion publique lorraine et nancéienne.
Officiellement, les conditions imposées par Vinci et Bouygues ne cadrent pas avec les dispositions du bail emphytéotique administrativement imaginé par le Grand Nancy pour se protéger d'un financement annuel extrêmement coûteux. Qu'en termes pudiques, les choses sont dites ! Concrètement, les raisons sont sans doute plus prosaïques qui renvoient à un certain nombre de principes de réalité.
La conjoncture économique qui pressure les ménages nancéiens comme leurs congénères européens rendait de plus en plus impopulaire le projet d'agrandissement du stade à 32.000 places, avec des assurances de retour sur investissement de plus en plus hasardeuses. La formule de l'Arena promise à l'accueil de spectacles de showbizz d'envergure n'était guère plus rassurante.
La situation de l'ASNL, en très mauvaise posture au classement de L1 ne renforce pas non plus la crédibilité d'un projet qui pourrait s'avérer aussi pharaonnique que dispendieux, si le club de Jacques Rousselot venait à descendre en L2.
Les exigences des banques qui se voyaient de moins en moins favorables à prendre à leur compte les conditions d'un pari sportif et financier de plus en plus incertain, ont fini de miner l'édifice.
Dommage pour les bonnes volontés qui se sont engagées à soutenir le projet. On pense notamment à Michel Platini, qui a mouillé sa chemise pour faire passer la candidature nancéienne.
Le montage financier public - privé échoue. Le projet d'agrandissement du stade Marcel Picot à 32.000 places est abandonné. La conjoncture économique, de même que des implications politiques et les résultats modestes de l'ASNL fondent un environnement défavorable à l'aboutissement du projet. Nancy, seule ville de l'Est à être restée en lice pour l'accueil de l'Euro 2016 oublie ses ambitions.

Article publié sur le site internet de l'Est Républicain le 2 décembre 2011

jeudi 1 décembre 2011

Jardin contre béton : match au pied du stade Picot

Officiellement, la disparition programmée – de longue date – des jardins ouvriers de la Méchelle à Tomblaine, n’a rien à voir avec le projet d’extension du stade Marcel-Picot ni avec la création d’une galerie marchande attenante. C’est ce qu’assure la Communauté Urbaine du Grand Nancy, par la voix de son vice-président délégué à l’urbanisme, Michel Candat. « On a prévu d’en faire une esplanade, un espace de loisirs. Pas d’immeuble ni de parking, c’est sûr », promet l’élu.


« Un air de bidonville »

Il n’en reste pas moins que le projet de bétonnisation d’un espace potager suscite l’inquiétude. Une quarantaine de petits jardiniers des villes, surtout des personnes âgées, seront expulsés, délocalisés. Les baraques de jardin, dont le maire de Tomblaine trouve qu’elles donnent au site « un air de bidonville », seront rasées, et les jardiniers iront planter leurs choux un peu plus loin, vers la plaine Flageul, près de l’aérodrome. « Je sais que c’est douloureux, reprend l’élu. Mais nous avons 170 hectares et une partie sera affectée à ces jardins. Nous y ferons des aménagements bien entendu. On y remettra de la terre. On a même entamé une réflexion pour avoir une certaine homogénéité des jardins ouvriers, avec des cabanes et des points d’eau à disposition », reprend l’élu.
Sauf que quand on a un peu pratiqué le jardinage, cet art modeste et laborieux, on sait très bien que la terre de jardin, cent fois retournée, depierrée, n’a rien à voir avec la terre sur laquelle pousse l’herbe à vache de la plaine Falgeul. D’où la démarche du petit collectif qui tente de résister à l’artificialisation de cet espace potager aux portes de Nancy et demande même une réflexion plus globale à l’échelle de toute l’agglo pour renouer avec ces pratiques des jardins familiaux. « On avait l’espoir d’être entendus… », soupire Walter Navarra, qui a l’impression de se heurter à un mur d’incompréhension. « Ces jardins, c’est du lien social, c’est aussi le maintien d’une petite agriculture vivrière aux portes des villes qui permet vraiment aux gens à petits moyens de subsister ». Ce dossier n’est pas le seul du genre dans l’agglo. Dimanche à Laxou, le maire a organisé une consultation populaire sur la question des jardins Voirin. Des jardins potagers en cœur de village, tellement travaillés, productifs et entretenus qu’ils sont devenus un but de promenade. Là, un projet de construction d’une trentaine de logements menace cette poche de nature urbaine. « ll y a deux autres sites possibles, l’ancien local Nouvelec et Saint-Jospeh, alors pourquoi s’obstiner ! », maugrée Hélène Guillaume, membre du comité des Jardins Voirin. A Laxou, une pétition a déjà recueilli plus de 1200 signatures. C’est sûr, les jardiniers des villes ne se laisseront pas faire.
Article publié dans le Républicain Lorraine du 1er décembre 2011

samedi 26 novembre 2011

Dans L'EST REPUBLICAIN du 26 Novembre 2011

« Plantons localement avant de nous planter globalement » : le slogan résume la position de la vingtaine de manifestants mobilisée hier sous les fenêtres de la CUGN. Le collectif « les pieds sur terre » entendait ainsi protester contre la suppression des jardins ouvriers de la Méchelle, et au-delà, contre l’extension du stade Picot. Le collectif « dénonce un projet qui n’est pas viable économiquement, rappelle l’importance sociale, environnementale et vivrière de ce type de jardins. » En outre, il souligne que la majorité de la population du Grand Nancy « est opposée à l’extension du stade », faisant référence à l’enquête Sofres commandée par la CUGN sur ses grands projets. dans laquelle 59 % des sondés ne souscrivaient pas au projet.
Brandissant des cagettes bien garnies de poireaux, de potirons, mais aussi de parpaings, les manifestants souhaitaient interpeller les élus sur le thème : « préférez-vous de la soupe aux légumes, ou aux cailloux ? » Ils ont demandé à être reçus par André Rossinot ou un vice-président. Finalement un cadre administratif est venu à leur rencontre. La CUGN pour l’occasion était particulièrement bien gardée : trois camionnettes remplies de forces de l’ordre veillaient au grain. Photo Denis MOUSTY

vendredi 25 novembre 2011

Le collectif « Les Pieds sur Terre » a organisé le vendredi 25 novembre 2011, une opération de sensibilisation sur la disparition programmée des jardins de la Méchelle (près du stade Marcel-Picot) et d’une partie des jardins Voirin de Laxou. Cette manifestation s'est déroulée devant le siège de la communauté urbaine du Grand Nancy (CUGN) et alentours, à l’occasion du conseil communautaire
Le collectif n'a pas été reçu par les élu(e)s, auxquel(le)s il a offert deux paniers : l’un de légumes de saison, l’autre de gravats et de béton


Sous l'oeil vigilant des anges gardiens mobilisés en force pour cette dangereuse manifestation.