PROCHAINE REUNION

PROCHAINE REUNION : l'Association "Les pieds sur Terre" se réunira au café de la Paix (Nancy) le mardi 16 avril à 19h

lundi 3 mars 2014

Lettre ouverte 
à Mesdames et Messieurs les Candidat-e-s 
aux élections municipales et communautaires du Grand Nancy 

 Quels engagements pour la sauvegarde des jardins et espaces de nature ? Les jardins et les vergers, de même que tous les espaces de nature, sont des poumons dans la ville. Ils sont indispensables pour lutter contre la pollution et ils permettent de renouer contact avec la terre nourricière, de créer des liens entre les habitant-e-s, d’échapper au béton. C’est aussi grâce à l’extension de leur superficie que l’on pourrait produire localement des fruits et légumes, du miel des ruches, transmettre des savoir-faire en pomologie, créer des jardins partagés, des vergers pédagogiques, etc.
 La révision des anciens plans d’occupation des sols qui intervient commune après commune se fonde sur des principes auxquels nous pouvons souscrire, lorsqu’il est question de préserver les vergers, les jardins… Malheureusement, des écarts importants ont été constatés entre les principes et les choix urbanistiques entérinés dans les plans locaux d’urbanisme (PLU). Cette approche relève d’un peinturlurage en vert des politiques publiques (« greenwashing »), navrant au regard des enjeux communs liés à la préservation de l’environnement et du cadre de vie, de la santé, de l’alimentation, des relations sociales…

 C’est pour cette raison que, en cette période électorale, l’association Les Pieds sur Terre souhaite connaître la position de celles et ceux qui auront le pouvoir de tracer l’avenir des communes du Grand Nancy, à savoir nos futur-e-s élu-e-s.
Nous nous adressons donc à tou-te-s les candidat-e-s aux élections municipales et communautaires afin de connaître leurs intentions sur les questions qui nous préoccupent. Les réponses données permettront d’éclairer les administré-e-s du Grand Nancy sur les engagements que les postulant-e-s seraient éventuellement aptes à prendre.
Nos constats de départ :
 a) Le renouvellement et l’évolution des communes urbaines ne peuvent plus s’effectuer comme dans les années ’60. Les villes doivent à présent se densifier sur elles-mêmes, en consommant le moins possible d’espaces naturels.
b) Les zones sensibles et leur périmètre, les monuments historiques et leurs abords, les parcelles témoins d’une tradition reconnue doivent être protégés de toute urbanisation. Les espaces de nature existants, garants de la biodiversité et du cadre de vie des habitant-e-s, doivent être préservés et leur superficie augmentée.
c) Pour chaque mesure d’urbanisme, la démocratie locale doit s’appliquer en toute transparence : la population doit être informée, consultée et associée à la délibération.

Sur la base de ces constats, nous vous posons à présent nos questions, en vous demandant une réponse claire et précise : « oui » ou « non ». Vous nous permettrez sans doute d’attendre autre chose que de vagues promesses et proclamations d’intentions, qui plus est en période électorale…
Vous pouvez compléter votre réponse, sur papier libre à annexer à ce document. Merci de nous retourner ce questionnaire par courrier postal, à l’association « Les Pieds sur Terre », chez Dominique Lepage, 23, rue Augustin-Hacquard, 54000 Nancy. Date limite de réponse : le 7 mars 2014.

 Nos questions :

 1.1 – Vous engagez-vous à épargner et préserver de l’urbanisation les jardins, vergers, bois, friches naturelles et autres espaces de verdure, dans l’ensemble du périmètre de votre commune ? OUI / NON
 1.2 – Vous engagez-vous à maintenir les jardins ouvriers menacés dans l’agglomération de Nancy, comme, par exemple, ceux situés près de la Méchelle, en contrebas du stade Marcel-Picot ? OUI / NON
 1.3 – Vous engagez-vous à préserver l’ensemble des cœurs d’îlot de votre commune ? OUI / NON
 1.4 – Vous engagez-vous à préserver l’ensemble des coteaux de l’agglomération ? OUI / NON
 1.5 – Envisagez-vous de revenir à la tradition des ceintures de cultures vivrières dans le Grand Nancy ? OUI / NON
2. – Selon vous, en quoi consiste la notion de « stratégie d’optimisation du foncier » ?
 — Construire le plus possible, dans tous les espaces disponibles, à l’intérieur de l’enveloppe urbaine ?
— Construire dans l’espace urbanisable en dehors de l’enveloppe urbaine ?
— Construire uniquement dans les espaces déjà urbanisés à l’intérieur de l’enveloppe urbaine (friches militaires, commerciales et industrielles) ?
3.1 – Dès lors, comment proposer une offre de logements garantissant à tou-te-s l’accès à ce droit, sans empiéter sur les espaces naturels (jardins, vergers et autres) ? (Joindre votre réponse sur papier libre, annexé à ce questionnaire.)
 3.2 – Vous engagez-vous à donner la priorité à l’occupation des logements vacants dans l’agglomération nancéienne (environ 11 400 unités) ? OUI / NON
 3.3 – Si oui, comment comptez-vous vous y prendre ? (Joindre votre réponse sur papier libre, annexé à ce questionnaire.)
 3.4 – Vous engagez-vous à privilégier la réaffectation de parcelles déjà urbanisées (friches militaires, commerciales et industrielles), « dents creuses »… ? OUI / NON
 3.5 – Si oui, comment comptez-vous vous y prendre ? (Joindre votre réponse sur papier libre, annexé à ce questionnaire.)
 3.6 – Vous engagez-vous à protéger le patrimoine grand nancéien et les espaces menacés par l’urbanisation, tel que le site de la Cure-d’Air Trianon, à Malzéville ? OUI / NON
 4.1 – Il convient de tirer les leçons des graves inondations qui ont frappé le Grand Nancy en mai 2012. Les facteurs favorisant de tels risques sont connus, notamment l’artificialisation des sols provoquée par une urbanisation irréfrénée, qui empêche les sols d’absorber les eaux pluviales. Avant tout projet d’urbanisation, vous engagez-vous à mener une étude approfondie sur les risques d’inondation, sous l’égide d’experts indépendants, et d’en publier les résultats ? OUI / NON
 4.2 – Si oui, vous engagez-vous à associer la population à ces études, en tenant compte, par exemple, des témoignages des habitant-e-s qui ont vécu cette inondation ? OUI / NON
 5.1 – Vous engagez-vous à suspendre la mise en œuvre des PLU votés dans les différentes communes du Grand Nancy, par un moratoire ou toute autre mesure à votre disposition qui aurait le même effet, et à associer sincèrement les habitant-e-s dans la définition de vos futures politique d’urbanisme ? OUI / NON 5.2 – En cas de réponse négative, pouvez-vous argumenter de votre refus ? (Joindre votre réponse sur papier libre, annexé à ce questionnaire.)

Vous l’aurez compris, nos préoccupations s’attachent, d’une part, à la préservation des espaces naturels considérés comme un bien commun, et, d’autre part, à l’association des habitant-e-s aux projets qui concernent leur cadre de vie, particulièrement lorsque ceux-ci bouleversent leur environnement de façon irréversible. Nous avons choisi de lancer cette interpellation aux candidat-e-s sous forme de lettre ouverte, afin de sensibiliser largement les habitant-e-s du Grand Nancy aux enjeux qui nous tiennent à cœur et pour leur permettre de connaître les intentions des différentes listes en la matière. C’est pourquoi nos questions et vos réponses seront publiées. Nous espérons de votre part des réponses précises, en toute transparence, avant le 7 mars 2014. Dans cette attente, nous vous adressons nos cordiales salutations,

 L’équipe des Pieds sur Terre http://piedsurterre.blogspot.fr/

jeudi 28 novembre 2013

PLU de Malzéville : il reste un espoir de sauver les coteaux.

Grâce à votre soutien, nous avons collecté plus de 1 200 signatures
pour la pétition contre le PLU de Malzéville, et nous vous en
remercions vivement ! Malgré ce succès, et quelques actions
démonstratives, nous n’avons hélas pas réussi à faire plier la
municipalité, et le PLU a été voté en l’état, et approuvé par la
communauté urbaine du Grand Nancy.

Toutefois, nous ne baissons pas les bras. L’association « Les Pieds

sur Terre » et le « Collectif de Défense des Jardins & Côteaux de
Malzéville » se sont associés pour déposer un recours juridique
auprès du Tribunal Administratif, demandant l'annulation du PLU.

    Nous avons déjà pu réunir un premier provisionnement de 2 000 €

pour entamer la procédure, mais ce sont encore 4 300 € environ
qu'il faudra rassembler pour faire face aux prochaines échéances
financières (rémunération de notre avocat spécialisé en la matière).

Cette somme est à la fois importante pour nos finances mais

dérisoire par rapport aux enjeux irréversibles en perspective, et
surtout incontournable si nous souhaitons agir efficacement.

Il serait vraiment dommage, après tous ces efforts, de devoir

abandonner le combat faute de moyens financiers !

L’union fait la force, aidez-nous à surmonter cet obstacle

financier en souscrivant à l’appel aux dons que vous trouverez
ici : www.lepotcommun.fr/pot/b6nBspEH

Important : L'association « Les Pieds Sur Terre », collectrice des

dons, est officiellement reconnue d'intérêt général, et à ce titre
vos dons sont déductibles des impôts à hauteur de 66 % (exemple :
si vous donnez 30 €, cela vous ne vous coûte que 10 €*). Nous
enverrons – par e-mail ou par courrier postal – une attestation
fiscale en bonne et due forme pour chaque don perçu.

Et surtout n’hésitez pas à en parler à vos amis, cette action

citoyenne dépasse les enjeux Malzévillois, et participe au
bien-être de nos générations futures.

D’avance merci !


L'association « Les Pieds Sur Terre » (Grand Nancy),  ;


Le « Collectif de Défense des Jardins & Côteaux de Malzéville », http://jardinsmalzeville.com/.


* Pour les foyers imposables uniquement

lundi 29 avril 2013

VOTE DU PLU DE MALZEVILLE : UNE BIEN TRISTE PRESSE

A l'occasion du vote du PLU de Malzéville lors du conseil communautaire le 19 avril dernier, l'association "les pieds sur terre" et le collectif pour la sauvegarde des coteaux de Malzéville a exprimé son mécontentement devant le siège de la communauté urbaine du Grand Nancy.

La presse a relaté à sa manière cette journée.

Nos journalistes ont-ils vraiment bien compris les enjeux du vote du PLU de Malzéville ?



lundi 15 avril 2013

LE 17 AVRIL : LE COLLECTIF POUR LA SAUVEGARDE DES JARDINS ET DES COTEAUX DE MALZEVILLE REMETTRA AU MAIRE LES 1250 PETITIONS RECUEILLIES


Le «Collectif pour la sauvegarde des jardins et des coteaux de Malzéville »
tient à rappeler les points de désaccord suivants, à la veille du vote du projet de PLU au conseil municipal.


1. Manque d’information de la population
-          sur l’existence même de cette enquête publique
-          pendant l’enquête elle-même, où bien peu d’explications ont été fournies, et les enjeux du PLU non soulignés

2. Aucune prise en compte des avis et oppositions émis par la population dans le registre d’enquête publique :
Le commissaire-enquêteur :
-          considère ces avis comme «  un positionnement de principe » (sous-entendu, idéologie pré-conçue, fermeture d’esprit, etc)
-          considère que le projet de PLU est en conformité avec les textes réglementaires, alors qu’il est
o       contradictoire en lui-même, truffé d’incohérences (voir argumentaire LPST)
o       incompatible avec le Plan Paysage (avis émis sur le registre par d’autres associations)
o       incompatible avec le PADD (avis émis sur le registre par d’autres associations)
o       en contradiction avec le dossier spécial inondations distribué par le Grand Nancy en juillet 2012

3. La seule et unique ligne de défense de la municipalité et de M. Kling est :  le PLU crée de nouvelles zones naturelles par rapport au POS, preuve que la municipalité favorise les espaces verts .
Or, toutes les communes sont obligées de réviser leur POS en PLU.. Le POS de Malzéville a été adopté en 1998 ! De nouveaux textes réglementaires adoptés depuis cette date encadrent les PLU et réduisent les possibilités d’urbanisation.
Malzéville n’a pas eu d’autre choix que de créer ces nouvelles zones naturelles ou agricoles. Une partie d’entre elles sont d’ailleurs inondables.

4. Le collectif a, à plusieurs reprises, demandé au maire de les recevoir en délégation et se sont heurtés à un refus. Ils ont demandé aux élus d’organiser une réunion publique avant le vote du PLU au conseil municipal, c’est-à-dire avant le 18 avril. Nouveau refus.
Ils estiment donc ne pas avoir d’autre choix que d’intervenir brièvement à la réunion publique du 17 avril (sur le thème du déplacement urbain) pour remettre au maire les 1250 pétitions actuellement recueillies.

mercredi 10 avril 2013

PETITION : MALZEVILLE, DES ESPACES NATURELS DE PROXIMITE A PRESERVER


à l’appel du « Collectif de Défense des Jardins & Coteaux de Malzéville »

1176 signatures ! = 422 web + 754 papier (10 avril 2013)


À l'intention de :

M. Rossinot, Président de la CUGN ;
M. Franoux, Maire de Malzéville ;
tous-tes les élu(e)s de Malzéville et du Grand Nancy ;
M. le Préfet de Meurthe & Moselle.
Mesdames et messieurs,
Nous, habitant(e)s de Malzéville, du Grand Nancy ou simples amoureux de la nature, demandons à M. Franoux, M. Rossinot et à tous les membres du conseil municipal de Malzéville et de la Communauté Urbaine du Grand Nancy de remettre en question le projet de PLU de Malzéville.
Le Grand Nancy se félicite régulièrement, à juste titre, d’avoir un « poumon vert » sur son territoire, celui de Malzéville : son patrimoine paysager, ses coteaux, ses vergers, ses jardins, ses sentiers, sa faune et sa flore.
Ces espaces de nature constituent un bien commun !
Nous ne voulons pas les livrer aux promoteurs immobiliers.
Nous refusons que soient urbanisés 14,4 hectares actuellement occupés par des espaces naturels qui, entre autres rôles, limitent les risques d’inondation. Nous voulons les préserver de l’urbanisation.
Nous vous demandons donc de :
revenir sur les projets d’urbanisation prévus (zones 1 AU et 2 AU) et de les classer en zones naturelles non constructibles ;
d’associer réellement la population à des projets qui la concernent en organisant une consultation locale sur la question.

vendredi 22 février 2013

PLU DE MALZEVILLE SUITE (MAIS PAS FIN)..

Alerte de la part de l’association « Les Pieds sur Terre » : 
 
Les jardins, vergers et espaces verts toujours menacés de destruction malgré les nombreuses oppositions des Malzévillois(e)s 

L'association  "Les Pieds sur Terre " a participé activement à l’enquête publique sur le projet de plan local d’urbanisme (PLU) de Malzéville, qui s’est déroulée entre le 22 octobre et le 22 novembre 2012. Nous avons souhaité alerter la population malzévilloise et grand-nancéienne sur l’urbanisation prévue de 13,7 ha occupés par des vergers, des jardins et des sous-bois dans le projet de PLU. Nous avons donc distribué un document d’information dans les boîtes aux lettres de Malzéville, avec un plan des zones concernées par l’urbanisation future et un coupon permettant de participer à l’enquête publique. La presse locale nous a permis de faire passer notre message d’alerte auprès de la population. Nous nous sommes rendu compte que peu de Malzévillois-es étaient informés et avaient pu prendre conscience des enjeux. 

Tout au long des permanences du commissaire-enquêteur, nous avons assuré une présence dans le hall d’accueil de l’hôtel de ville et nous sommes efforcés de favoriser la participation de la population à cette enquête.   

Sur le fond, nous avons constaté des manques et des incohérences (notamment pour tout ce qui touche au risque d’inondations et à la protection des espaces naturels). Sur la forme, nous déplorons le manque d’information donné par la mairie, dans un domaine qui nécessite de la pédagogie, de l’écoute et du temps tant il engage la vie de la cité, l’environnement et le bien-être de ses habitant-e-s… Or, la faible disponibilité du commissaire-enquêteur, les absences répétées du registre, l’exiguïté de la salle d’accueil ont constitué autant d'entraves au bon déroulement de l’enquête. 
Si l’on avait voulu limiter la participation du public, on ne s'y serait pas pris autrement. 

Une grande majorité de personnes sont venues dire leur refus du projet de PLU : près de 300 coupons ont été déposés et une trentaine de lettres ; des contributions de spécialistes de la flore, de la faune, d'hydrologie, d'écologie s'y sont jointes. Malgré cela, le commissaire-enquêteur a émis un avis favorable : tous ces hectares de vergers, jardins, et espaces verts sont désormais destinés à une la destruction irrémédiable et soumis à la spéculation foncière.
De plus, le commissaire-enquêteur va même jusqu'à falsifier la réalité quand il affirme qu'aucune zone de Malzéville n'a été impactée par les inondations de mai 2012 (alors que le dossier « spécial inondation du Grand Nancy » dit le contraire !). 

L'avis du public n'a pas été pris en compte. Cela nous semble très grave. Non seulement, on vous a mis des bâtons dans les roues pour vous empêcher de vous exprimer, mais quand, malgré les obstacles, vous avez réussi à participer à l’enquête et à donner votre opinion, celle-ci n’a pas été prise en compte. Est-ce cela l'idée que nous nous faisons de la démocratie ? Les élus vont-ils tenir compte de l'avis de la population ou de celui du commissaire-enquêteur ? Les Malzévillois-es qui refusent cet état de fait pourront s'adresser à leurs élu-e-s, participer aux conseils municipaux, contester par écrit les décisions prises et s'organiser en collectif.

L'association « Les Pieds sur Terre » suivra de près l'évolution du PLU et sera aux côtés des personnes déterminées à agir pour la protection et le développement des espaces naturels, jardinés ou boisés de Malzéville… et d’ailleurs. 

Sur les suites de cette enquête sur le PLU, venez en débattre à la réunion publique des habitant(e)s de Malzéville le mercredi 27 février 2013 au café le Freedom, 2 rue Maurice Barrès, Malzéville, à 20 h 15.

 

samedi 12 janvier 2013

DES POTAGERS BIEN EXPOSES

Article de l'Est Républicain paru le samedi 12 janvier 2013
Au sujet de l'exposition "au coeur de la ville : jardins potagers, jardins partagés"


EXPOSITION : au coeur de la ville : jardins potagers, jardins partagés"


L'association "Pieds sur terre" présente :

EXPOSITION
"Au coeur de la ville : jardins potagers, jardins partagés"
Du 11 janvier au 2 février 2013 - Conseil Général de Meurthe-et-Moselle

Les jardins ouvriers sont une institution précieuse et fragile. Sous la pression immobilière, de nombres surfaces agricoles sont vendues pour être baties et ces jardins, qui nourrissent des familles pour un très faible coût économique et environemental, sont peu à peu grignotés.
Les Jardins de la Mechelle à Tomblaine sont en sursis. Les Jardins Voirin de Laxou ont échappé de peu à la destruction. Le collectif Les Pieds Sur Terre s'est mobilisé pour les défendre. Mais ces jardins restent peu connus du grand public.
Nous voulons donc, par cette exposition, donner une visibilité aux jardins, aux jardiniers, à leur histoire, leur actualité et leur devenir, les menaces qui pèsent sur eux et les espoirs qu'ils portent.
Formée en 2011, l'association s'est donnée pour mission de protéger et faire connaître les espaces de nature en milieu urbain : défendre les jardins collectifs, familiaux, partagés, les vergers, les ruchers et, d'une manière générale, tous les espaces naturels menacés d'urbanisation. Cette exposition sera un moyen de faire connaître les jardins ouvriers et d'instituteurs au grand public, de les sensibiliser à la valeur de ce patrimoine.

Deux conférences sont organisées parallèlement à l’exposition :
Elles seront suivies d’un échange avec le public. Elles auront lieu dans le hall du conseil général. (Entrée libre.)

Le botaniste et paysagiste Didier Misler fera un exposé sur «Les jardins d'instituteurs», le vendredi 18 janvier, à 19 h.
Ce sera l’occasion d’évoquer une époque, sous la IIIe République, où les jardins d’instituteur faisaient contrepoint aux jardins de curé, ou comment les rangées de choux et les bouquets d’herbes aromatiques participaient à la politique…

Le vendredi 25 janvier, à 19 h , Anne-Lise Henry viendra présenter le mouvement  «Terre de liens », association dont elle dirige la délégation lorraine.
L’association collecte de l’épargne citoyenne en vue d’acquérir des terres et d’aider à l’installation de paysans, dans des projets socialement, économiquement et écologiquement pérennes


vendredi 9 novembre 2012

COMMUNIQUE DE PRESSE (9 NOVEMBRE 2012)

13,7 ha de vergers, jardins et espaces de nature menacés de disparition !

Une enquête publique concernant le plan local d’urbanisme (PLU) de Malzéville est ouverte du 22 octobre au 22 novembre 2012.

Pour le collectif « Les Pieds sur Terre », ce projet de PLU constitue une menace pour les espaces naturels et pour les habitant-e-s de Malzéville et du Grand Nancy. Il comporte des risques graves :

—     L’urbanisation prévue va empêcher l’absorption des eaux pluviales par les sols, favoriser le ruissellement et le ravinement, et augmenter ainsi le risque d’inondations. À Malzéville, il n’existe aucun bassin de rétention !

—     Les constructions et la voirie futures condamneront définitivement les « coulé es vertes » entre le Village et le Plateau, constituées de jardins, de vergers, de nombreux sentiers de randonnée balisés : ce précieux patrimoine fait partie de l’identité de Malzéville et les habitant-e-s y sont très attaché-e-s car il participe à la qualité de vie de tou-te-s et attire de nombreux promeneurs.

—     Ce projet est une menace sérieuse pour la biodiversité, pour la tradition d’arbres fruitiers, l’activité maraîchère et l’apiculture, qui risquent ainsi de disparaître de manière irréversible.

Le collectif organise une visite des lieux menacés par l’urbanisation galopante de Malzéville, le samedi 10 novembre, à 9 h 15 (rendez-vous devant l’hôtel de ville, 11, rue du Général-de-Gaulle, à Malzéville). Cette visite est ouverte à la presse et à la population.

À 11 h, le collectif « Les Pieds sur Terre » se rendra en mairie de Malzéville pour apporter sa contribution détaillé e à l’enquête publique.

L’enquête publique est une étape importante pour la modification de ce projet car un commissaire-enquêteur recueillera les avis, suggestions et contre-propositions : chaque habitant-e du Grand Nancy, sans restriction d’âge ni de nationalité, peut s’y exprimer et exercer son droit en faveur de la protection de l’environnement.

Depuis septembre 2011, le collectif « Les Pieds sur Terre » défend les jardins collectifs, familiaux, partagés, les vergers, et, d’une manière générale, tous les espaces naturels. Ils constituent un besoin vital et vivant de la ville.

• ••

Contact presse : Pierre Christophe (06 705 12 715 ; pm.christophe@wanadoo.fr)
Pour en savoir plus : lien menant au dossier documentaire du PLU de Malzéville : http://www.grandnancy.org/services/urbanisme.html

jeudi 1 novembre 2012

PLU DE MALZEVILLE : 13.7 HA DE VERGERS, JARDINS ET ESPACES DE NATURE MENACES DE DISPARITION

Projet de plan local d’urbanisme (PLU) de Malzéville
13,7 ha de vergers, jardins et espaces de nature
menacés de disparition !


Une enquête publique concernant ce projet de PLU est ouverte du 22 octobre au 22 novembre 2012.
C’est une étape importante pour la modification de ce projet car un commissaire-enquêteur recueillera les avis, suggestions et contre-propositions : chaque habitant-e du Grand Nancy, sans restriction d’âge ni de nationalité, peut s’y exprimer et exercer son droit en faveur de la protection de l’environnement.

Le projet de PLU de Malzéville est une menace pour les espaces naturels et pour les habitant-e-s.
Il comporte des risques graves :
-         L’urbanisation prévue va empêcher l’absorption des eaux pluviales par les sols, favoriser le ruissellement et le ravinement, et augmenter ainsi le risque d’inondations. À Malzéville, il n’existe aucun bassin de rétention !
-         Les constructions et la voirie futures condamneront définitivement les « coulées vertes » entre le Village et le Plateau, constituées de jardins, de vergers, de nombreux sentiers de randonnée balisés : ce précieux patrimoine fait partie de l’identité de Malzéville et les habitant-e-s y sont très attaché-e-s car il participe à la qualité de vie de tou-te-s et attire de nombreux promeneurs.
-         Ce projet est une menace sérieuse pour la biodiversité, pour la tradition d’arbres fruitiers, l’activité maraîchère et l’apiculture, qui risquent ainsi de disparaître de manière irréversible.

Aujourd’hui l’enquête publique prévue par la loi est l’occasion pour tous les habitant-e-s de donner leur opinion sur ce projet de PLU. Plusieurs démarches sont possibles avant le 22 novembre :
®    se rendre en mairie, n’importe quel jour, pour y  inscrire votre demande de « conservation et de sauvegarde de tous les espaces naturels existants sur Malzéville »
®    se rendre en mairie les jours de permanence du commissaire-enquêteur :
            . lundi 22 octobre de 14 h à 17 h                                             
            . samedi 10 novembre de 9 h à 12 h
            . jeudi 22 novembre de 14 h à 17 h
®   renvoyer le coupon-réponse (à découper ci-dessous) au commissaire-enquêteur en mairie (adresse : Mairie de Malzéville, 11, rue du Général-de-Gaulle, 54220 Malzéville)

Les jardins et les vergers, de même que tous les espaces de nature, sont des poumons dans la ville. Ils sont indispensables contre la pollution, mais ils permettent aussi de renouer contact avec la terre nourricière, de créer des liens, d’échapper au béton. C’est aussi grâce à l’extension de leur superficie que l’on pourrait produire localement des fruits et légumes, du miel des ruches, transmettre des savoir-faire en pomologie, créer des jardins partagés, des vergers pédagogiques, etc.

Cette invitation émane du Collectif « Les pieds sur terre » (http://piedsurterre.blogspot.fr/), de l’Association des amis de l’Abiétinée, de R-U-E collectif Malzéville, des jardins de Malzéville, des jardins Voirin (Laxou, http://www.jardinsvoirin.fr/).

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Madame ou Monsieur le Commissaire-Enquêteur,

Je demande que le nouveau plan local d’urbanisme de Malzéville préserve tous les espaces naturels existants : jardins, vergers et zones boisées, au lieu de les condamner à la bétonisation.
Je demande également qu’un autre projet de PLU soit mis en place, associant largement la population pour prendre des décisions qui engagent à long terme son avenir.

Nom et prénom :
Adresse, code postal, ville :
Signature :

dimanche 23 septembre 2012

COMMUNIQUE DE PRESSE

Intégrer les jardins de la Méchelle
dans le projet de zone verte de Tomblaine


Depuis septembre 2011, le collectif « Les Pieds sur Terre » défend les jardins collectifs, familiaux, partagés, les vergers, et, d’une manière générale, tous les espaces naturels. Ils constituent un besoin vital et vivant de la ville.

À Tomblaine, le collectif a défendu l’existence des jardins ouvriers de la Méchelle, dont l’espace a été convoité, un temps, pour y construire des infrastructures destinées à l’Eurofoot 2016. La communauté urbaine du Grand Nancy ayant renoncé à accueillir cette manifestation, le projet d’agrandissement du stade Marcel-Picot et d’aménagement de ses abords devait logiquement tomber à l’eau.

Dans un supplément magazine en date du 20 juin 2012, l’Est républicain a publié deux articles relatifs à l’aménagement des rives de la Meurthe à Tomblaine. Leurs titres sont attractifs : « L’environnement : une priorité » et « Développement durable : des actions concrètes ». Mais de quoi parlent-ils exactement ?

Le premier article décrit un projet de ZAC avec des espaces verts, une ferme pédagogique, un parc public où aucune machine ne passerait, une « coulée verte » et… la disparition des jardins ouvriers ! Les jardiniers devront aller voir ailleurs s’il y pousse des carottes et du rutabaga. La ville de Tomblaine a acquis depuis 2001 une quarantaine de parcelles sur plusieurs sites (il y en a actuellement 60 à la Méchelle), qu’elle propose pour 5 € par an (à ce prix là, la gratuité s’impose), avec « une clôture propre et en bon état ». L’article considère l’« offre acceptable pour des jardiniers exclus de la plaine de la Méchelle et qui souhaiteraient véritablement entretenir un jardin dans de bonnes conditions ». Comme si tel n’était pas le cas. Une petite réserve, tout de même, dans cet article : « Il reste à solutionner le problème de l’adduction d’eau. »

Le second article revient à la Méchelle et évoque la création de « trois ou quatre petites parcelles de jardins potagers bio pédagogiques », qui « seraient entretenues par les enfants des écoles, leurs enseignants et des personnels municipaux ».

On peut faire bien plus simple. Si l’intention de la Ville de Tomblaine et de la communauté urbaine du Grand Nancy est de créer une zone verte le long des rives de la Meurthe, pourquoi n’y intégreraient-elles pas les jardins de la Méchelle, qui existent, donc n’ont pas besoin d’être créés, qui disposent d’une excellente terre, d’une exposition idéale, de l’eau à proximité, et qui pourraient constituer un espace de découverte pédagogique. Gardons les jardins de vie au coeur de la ville !

lundi 27 février 2012

Jardins de la Méchelle : la bataille continue pour préserver les jardins

Malgré l'abandon du projet de grand stade, les jardiniers de la Méchelle ne savent toujours pas si leur potager sera préservé de tout construction ou aménagement prévus par la commubnauté urbaine du Grand Nancy (CUGN)
L'article publié dans l'Est Républicain du 27 février 2012 montre en tous les cas le mépris et l'absence de dialogue des élus envers les jardiniers de la Méchelle.

La bataille du collectif "les pieds sur terre" pour la préservation des jardins de la Méchelle continue donc et nous vous donnons rendez-vous le mercredi 29 février à 19h00 au bar le Molitor à Nancy pour notre prochaine réunion.

dimanche 22 janvier 2012

MERCI ! (Message aux signataires de la pétition)

Vous avez signé notre pétition pour la sauvegarde des jardins de la Méchelle (en face du stade Marcel Picot) et nous tenions à vous en remercier.
Notre collectif est satisfait que le Grand Nancy ait renoncé au projet d’extension du stade, mais l’avenir de ces jardins reste encore incertain.

Cela dit, les objectifs que nous affichons depuis notre création dépassent largement le cadre des seuls jardins de la Méchelle puisque notre pétition demande « la sauvegarde et le classement en zone verte non constructible des jardins de la Méchelle, des jardins Voirin, de tous les jardins ouvriers, collectifs, familiaux ou partagés, de tous les vergers, de tous les espaces verts situés sur le territoire du Grand nancy. »

La bataille pour les vergers Voirin situés à Laxou a, elle aussi, marqué des points fin novembre 2011 avec le vote de la population laxovienne au référendum : avec plus de 76% de non, les habitants de Laxou se sont  prononcés contre le plan d’urbanisation proposé. Mais comme le Maire n’est pas tenu de se conformer à ce vote et qu’une enquête publique débute en ce mois de janvier, il nous faudra encore porter nos forces aux côtés de nos amis du collectif de Laxou pour que des vergers et des potagers ne soient pas détruits et bétonnés.

Et ailleurs, sur le Grand Nancy, que se passe-t-il ? Eh bien, comme partout ailleurs, si personne ne résiste, des jardins, des parcelles cultivées, des espaces naturels seront retournés à la pelleteuse, nivelés et ensevelis sous une bonne couche de goudron mortifère. Et les nouvelles constructions s’appelleront cyniquement « Les jardins de ceci » ou « Les jardins de cela »…

Notre collectif ne baisse pas les bras. Confortés par les soutiens que nous avons obtenus, par l’avortement du plan d’extension de Picot, par le référendum de Laxou, nous entendons bien gagner d’autres batailles encore.

Et vous ? Voulez-vous unir vos forces aux nôtres et participer à notre combat ?

Si tel est le cas, vous pouvez :

- nous contacter à l’adresse mail suivante : contact-piedsurterre@nancy-en-transition.net
- nous rejoindre à la prochaine réunion qui se tiendra à Nancy, au café le Molitor (Rue Molitor, derrière l’Hôpital Central) le mercredi 1er février 2012, à 19h.
- consulter notre site Internet : http://piedsurterre.blogspot.com/

Dans tous les cas, bonne année 2012 et merci d’avoir signé notre pétition.

Le collectif « Les pieds sur terre »

dimanche 4 décembre 2011

Picot : la gueule de bois

Pendant que les supporters de l’ASNL se réveillaient groggy hier matin, l’homme de la rue, le contribuable poussaient un « ouf » de soulagement. L’échec cuisant, que représente l’abandon de l’extension de Marcel Picot et de l’Euro 2016, clôt trois ans de négociation et va laisser des traces durables.

Nancy. Le sport et la raison, l’espoir et le renoncement. C’est sur ce mode, que Michel Dufraisse le fidèle lieutenant d’André Rossinot a entamé son week-end hier. Sans parler — puisque la majorité d’André Rossinot ne s’exprimera plus sur le dossier de l’extension du stade Marcel Picot jusqu’au 16 décembre — mais avec ces silences étranglés qui en disent longs. Quelques jours avant l’annonce officielle de la décision, celui qui avec l’équipe du Grand Nancy a porté une grande partie du projet et n’a jamais caché sa proximité avec l’ASNL, a en effet tout fait pour sauver le dossier. « On a essayé de voir si en imaginant d’autres montages avec les mêmes chiffres de base, on pouvait y arriver. Mais on est sur des facteurs multiplicatifs, qui font que crise financière aidant, on ne peut pas donner suite. Même lorsqu’on veut un grand stade », expliquait vendredi après-midi Henri Bégorre, maire de Maxéville. Dans l’agglomération nancéienne, la décision de la commission d’ouverture et des offres, de ne pas donner suite aux deux offres de Vinci et Pertuy, a fait l’effet d’une bombe.
Stupeur, consternation et… soulagement. Très vite, les Grands Nancéiens ont compris que derrière ce projet à géométrie variable, passant d’une extension de stade ‘’classique’’ à un aréna digne d’une capitale européenne du foot, il y avait de quoi plomber leurs impôts locaux pendant longtemps. Avec le partenariat public privé, on serait passé dans la voilure prônée par Vinci ou Pertuy, à un engagement financier majeur de la collectivité. De l’ordre de 25 à 30 M€ sur trente ans, en plus du coût de la construction. Beaucoup trop cher pour la CUGN, qui avec son bail emphytéotique, ne voulait injecter qu’un seul starter de 28 M€, et ne plus rien dépenser ensuite.

Retour des jardins

Quant aux défenseurs de l’environnement, ils manifestent leur satisfaction. Les parkings de Picot pour l’Euro 2016 condamnaient en effet les jardins ouvriers de la Méchelle. Pierre Christophe, pour le collectif « Les pieds sur terre », rappelle « qu’il a toujours dénoncé un projet économiquement non viable et décidé sans aucune concertation, ni transparence. L’extension de Picot et de ses abords entraînait de plus la destruction d’une soixantaine de jardins en rives de Meurthe, en face de l’étang de la Méchelle, classé espace naturel sensible ».
Une pétition a recueilli 1.500 signatures, remises officiellement à la Communauté urbaine le 25 novembre. Le même collectif attend logiquement de la « CUGN et de la mairie de Tomblaine, qu’elles reviennent sur leur décision, en sauvegardant les jardins ».

Pas d’indemnités

Quand le 16 décembre, les élus du Grand Nancy seront amenés à voter l’irrecevabilité des offres de Vinci-Picogest et Pertuy, il restera à solder les comptes. Une indemnité plafonnée à 100.000 € est prévue pour ceux qui font acte de candidature et ne sont pas retenus par la commission. Sauf en cas d’irrecevabilité. Juridiquement, la CUGN ne devrait donc pas sortir un sou pour ses partenaires déboutés, qui s’en souviendront… Des voix s’élèvent pour dénoncer l’incohérence du dossier : « Ce revirement marque l’échec d’une politique, celle qui n’a pour objectif que de servir la renommée ou l’image de l’agglomération. L’argent public doit être concentré sur des projets correspondant aux attentes des habitants. Mobilité, logement, développement économique. Agrandir un stade, le transformer en temple de la consommation n’est pas une priorité », explique Bertrand Masson président des élus de gauche de Nancy et conseiller communautaire.

La rencontre

Hier matin, André Rossinot et Jacques Rousselot se sont revus, dans des circonstances particulières : c’était en effet le mariage, place Stanislas, de Benoît, le fils du président de l’ASNL. André Rossinot est allé saluer celui qu’il appelle « mon ami Jacques Rousselot », à l’issue de la cérémonie qu’il avait choisi de présider. Après avoir dit tout le bien qu’il pensait de Jacques Rousselot, il a joint un geste paternel à la parole. Mais le patron meurtri de l’ASNL, livide et dents serrées jusqu’à la fracture, n’a pas pipé mot et est resté de marbre. Il y aura entre ces deux-là, un avant et un après Marcel Picot.

Pascal SALCIARINI – Source : Est Républicain du 4 décembre 2011

samedi 3 décembre 2011

Communiqué de presse du collectif "les pieds sur terre"

Stade final pour l’extension de Marcel-Picot

 Le collectif « Les Pieds sur Terre » a appris avec plaisir la décision de la communauté urbaine du Grand Nancy de renoncer à accueillir l’Euro 2016 et d’agrandir le stade Marcel-Picot. Notre collectif, constitué en septembre de cette année, a toujours dénoncé un projet économiquement non viable et décidé sans aucune concertation ni transparence.

L’extension du stade Marcel-Picot et de ses abords entraînait, de plus, la destruction d’une soixantaine de jardins ouvriers situés sur les rives de Meurthe, en face de l’étang de la Méchelle, classé par ailleurs espace naturel sensible.

Notre collectif a déjà lancé plusieurs actions pour la sauvegarde des jardins de la Méchelle, dont une pétition qui a recueilli en deux mois près de 1 500 signatures et une « remise officielle » de légumes aux élus de la CUGN le 25 novembre.

L’abandon du projet d’extension du stade Marcel-Picot, à laquelle plus de la moitié des Grands Nancéiens étaient opposés, devrait en toute logique se traduire par une décision de la CUGN et de la mairie de Tomblaine de sauvegarder les jardins de la Méchelle. Nous serons attentifs aux déclarations des élu(e)s à ce sujet dans les prochains jours.
En attendant, le combat de notre collectif se poursuit : nous entendons rappeler aux élu(e)s l’importance sociale, environnementale et vivrière des jardins ouvriers dans la cité, comme le préconisait le rapport de juin 2009 du Conseil du Développement Durable du Grand Nancy ; nous luttons pour la sauvegarde et le classement en zone verte non constructible de tous les jardins, vergers ou potagers situés sur le territoire du Grand Nancy.

Le maintien de surfaces agricoles ou vivrières dans les communautés urbaines est un besoin vital. Pour rappel chaque semaine, en France, 1 300 hectares de surfaces agricoles sont détournés de leur fonction première.


Les citoyen(ne)s sensibles à cette question sont invité(e)s à rejoindre le collectif lors de sa prochaine réunion le mercredi 14 décembre 2011, à 19 h, au bar « Le Molitor » (rue Molitor), à Nancy.

Le collectif « Les Pieds sur Terre »

vendredi 2 décembre 2011

Nancy renonce à l'euro 2016...et à détruire les jardins de la Méchelle ???

La conférence de presse qui se déroulait depuis 14 h 30 au siège du Grand Nancy vient de se terminer. Devant les " conditions irrecevables " imposées par les groupes Bouygues et Vinci, la CUGN renonce à financer l'accueil des matchs de l'Euro 2016. Elle renonce aussi à l'extension du stade Picot en Aréna de 32.000 places

La conférence de presse qui s'est déroulée cet après - midi à 14 h 30 au siège du Grand Nancy est terminée. Elle a livré une bombe.. Devant les " conditions irrecevables " imposées par les groupes Bouygues et Vinci, la CUGN renonce à financer l'accueil des matchs de l'Euro 2016. Elle renonce aussi à l'extension du stade Picot en Aréna de 32.000 places.
Hier soir, à l'ouverture des plis pour la soumission des conditions de marché, André Rossinot et son équipe ont été pris d'un haut le coeur. Ils ont décidé de convoquer une conférence de presse en grande pompe cet après - midi pour annoncer qu'il renonçaient à l'accueil de l'Euro 2016 et à fortiori à l'extension du stade Picot en Aréna de 32.000 places. L'information rendue publique cet après - midi, en l'absence très remarquable de Jacques Rousselot est explosive. Le désengagement sonne le glas d'un projet extrêmement controversé qui faisait de moins en moins l'unanimité dans l'opinion publique lorraine et nancéienne.
Officiellement, les conditions imposées par Vinci et Bouygues ne cadrent pas avec les dispositions du bail emphytéotique administrativement imaginé par le Grand Nancy pour se protéger d'un financement annuel extrêmement coûteux. Qu'en termes pudiques, les choses sont dites ! Concrètement, les raisons sont sans doute plus prosaïques qui renvoient à un certain nombre de principes de réalité.
La conjoncture économique qui pressure les ménages nancéiens comme leurs congénères européens rendait de plus en plus impopulaire le projet d'agrandissement du stade à 32.000 places, avec des assurances de retour sur investissement de plus en plus hasardeuses. La formule de l'Arena promise à l'accueil de spectacles de showbizz d'envergure n'était guère plus rassurante.
La situation de l'ASNL, en très mauvaise posture au classement de L1 ne renforce pas non plus la crédibilité d'un projet qui pourrait s'avérer aussi pharaonnique que dispendieux, si le club de Jacques Rousselot venait à descendre en L2.
Les exigences des banques qui se voyaient de moins en moins favorables à prendre à leur compte les conditions d'un pari sportif et financier de plus en plus incertain, ont fini de miner l'édifice.
Dommage pour les bonnes volontés qui se sont engagées à soutenir le projet. On pense notamment à Michel Platini, qui a mouillé sa chemise pour faire passer la candidature nancéienne.
Le montage financier public - privé échoue. Le projet d'agrandissement du stade Marcel Picot à 32.000 places est abandonné. La conjoncture économique, de même que des implications politiques et les résultats modestes de l'ASNL fondent un environnement défavorable à l'aboutissement du projet. Nancy, seule ville de l'Est à être restée en lice pour l'accueil de l'Euro 2016 oublie ses ambitions.

Article publié sur le site internet de l'Est Républicain le 2 décembre 2011

jeudi 1 décembre 2011

La prochaine réunion du collectif
"LES PIEDS SUR TERRE"
se tiendra mercredi  14 Décembre à 19 heures
au Café Molitor . Rue Molitor à Nancy.

Jardin contre béton : match au pied du stade Picot

Officiellement, la disparition programmée – de longue date – des jardins ouvriers de la Méchelle à Tomblaine, n’a rien à voir avec le projet d’extension du stade Marcel-Picot ni avec la création d’une galerie marchande attenante. C’est ce qu’assure la Communauté Urbaine du Grand Nancy, par la voix de son vice-président délégué à l’urbanisme, Michel Candat. « On a prévu d’en faire une esplanade, un espace de loisirs. Pas d’immeuble ni de parking, c’est sûr », promet l’élu.


« Un air de bidonville »

Il n’en reste pas moins que le projet de bétonnisation d’un espace potager suscite l’inquiétude. Une quarantaine de petits jardiniers des villes, surtout des personnes âgées, seront expulsés, délocalisés. Les baraques de jardin, dont le maire de Tomblaine trouve qu’elles donnent au site « un air de bidonville », seront rasées, et les jardiniers iront planter leurs choux un peu plus loin, vers la plaine Flageul, près de l’aérodrome. « Je sais que c’est douloureux, reprend l’élu. Mais nous avons 170 hectares et une partie sera affectée à ces jardins. Nous y ferons des aménagements bien entendu. On y remettra de la terre. On a même entamé une réflexion pour avoir une certaine homogénéité des jardins ouvriers, avec des cabanes et des points d’eau à disposition », reprend l’élu.
Sauf que quand on a un peu pratiqué le jardinage, cet art modeste et laborieux, on sait très bien que la terre de jardin, cent fois retournée, depierrée, n’a rien à voir avec la terre sur laquelle pousse l’herbe à vache de la plaine Falgeul. D’où la démarche du petit collectif qui tente de résister à l’artificialisation de cet espace potager aux portes de Nancy et demande même une réflexion plus globale à l’échelle de toute l’agglo pour renouer avec ces pratiques des jardins familiaux. « On avait l’espoir d’être entendus… », soupire Walter Navarra, qui a l’impression de se heurter à un mur d’incompréhension. « Ces jardins, c’est du lien social, c’est aussi le maintien d’une petite agriculture vivrière aux portes des villes qui permet vraiment aux gens à petits moyens de subsister ». Ce dossier n’est pas le seul du genre dans l’agglo. Dimanche à Laxou, le maire a organisé une consultation populaire sur la question des jardins Voirin. Des jardins potagers en cœur de village, tellement travaillés, productifs et entretenus qu’ils sont devenus un but de promenade. Là, un projet de construction d’une trentaine de logements menace cette poche de nature urbaine. « ll y a deux autres sites possibles, l’ancien local Nouvelec et Saint-Jospeh, alors pourquoi s’obstiner ! », maugrée Hélène Guillaume, membre du comité des Jardins Voirin. A Laxou, une pétition a déjà recueilli plus de 1200 signatures. C’est sûr, les jardiniers des villes ne se laisseront pas faire.
Article publié dans le Républicain Lorraine du 1er décembre 2011

L’attachement à la terre

Par souci d’économie, par nécessité nutritionnelle ou par plaisir, nous sommes de plus en plus nombreux, en ville, à cultiver notre petit jardin.

Qu’on les appelle jardins familiaux ou jardins ouvriers, les jardins urbains et périurbains répondent bien à une double nécessité aujourd’hui. Celle du plaisir de cultiver son petit bout de terre et, celle, économique, d’y faire pousser les légumes qu’on n’aura pas à acheter. Ce constat de nécessité, Marcel Mazoyer, professeur émérite à AgroParisTech, l’a posé depuis longtemps. « Avec la nouvelle pauvreté, on revient aux pratiques des prolos d’il y a cinquante ans. À l’époque où les patrons des mines accordaient une petite maison avec un lopin de terre à leurs ouvriers. Quand ils sortaient de la mine, ils allaient travailler dans le jardin. C’était ça de gagné. Le jardin, aujourd’hui, est devenu une nécessité. Il ne faut pas en priver les gens sauf pour une bonne raison ».

Les aromatiques d’abord

Le retour à la terre des urbains s’explique par des raisons économiques et culturelles, en particulier dans les pays développés. Il y a les « bobos » qui veulent cultiver leurs salades, leurs radis et les fines herbes parce que c’est tendance, il y a ceux qui veulent savoir ce qu’ils mangent et désertent les supermarchés où les salades sont décidément trop vertes et les tomates trop régulières. Et ceux, de plus en plus nombreux dans les classes moyennes, qui cultivent leur jardin pour faire des économies. Tous méritent qu’on les respecte et qu’on prenne en compte leurs aspirations.
« Ce mouvement de réappropriation agricole prend des formes parfois farfelues quand on voit des jardins verticaux ou sur des terrasses. Mais il a de la valeur, il ne faut pas le mépriser », souligne l’universitaire. Il ne trouve rien de plus détestable que la bétonnisation des abords des villes squattées par des grandes surfaces de bricolage ou de moquette, qui s’offrent des parkings immenses et vides la plupart du temps. Pour ceux que le jardinage titille, Marcel Mazoyer conseille de commencer par des choses simples: « Faire pousser ses herbes condimentaires, la sauge, la coriandre, le persil plat, qui coûtent trop cher et qu’on ne trouve pas partout, est un bon début et se justifie économiquement ». Et ça, on peut le cultiver sur son balcon, ou même à sa fenêtre.
Article publié dans le Républicain Lorrain du 1er décembre 2011

lundi 28 novembre 2011

PREMIERE VICTOIRE POUR LES JARDINS VOIRIN

A l'issue de la consultation locale du dimanche 27 novembre 2011, 76.6% des laxoviens ont dit non à la suppression d'une partie des jardins Voirin au profit de projets immobiliers hasardeux.
C'est une première victoire pour l'association des jardins Voirin.
Pour que la CUGN ne détienne pas le dernier mot, la mobilisation doit se poursuivre. Une pétition est toujours en ligne sur www.jardinsvoirin.fr

C'est belle victoire donne de l'espoir pour un autre combat : celui de la sauvegarde des jardins ouvriers de la Méchelle

 Ci-dessous l'article publié dans l'Est Républicain du lundi 28 novembre 2011

Jardins Voirin : ce sera non

QUE LA PAIX DES JARDINS soit avec vous ! a-t-on envie de souffler dans le bureau de vote du Village, à Laxou, où flotte une légère tension. Les deux camps veillent au grain. La consultation locale, pour inhabituelle qu’elle soit, n’en doit pas moins respecter strictement les règles.
C’est ainsi que de 16 h, l’heure de clôture a dû être hier retardée à 18 h. C’est ainsi, aussi, qu’ont disparu les posters de la mairie encourageant à se prononcer sur le devenir des jardins Voirin. Documents indésirables non pour leur appel à voter, mais pour la façon d’exposer l’enjeu.
Les opposants la trouvaient biaisée, de même que la question posée à la population : « Souhaitez-vous que la partie sud des jardins Voirin demeure constructible sous réserve des nouvelles règles d’encadrement strict et des dispositions renforcées en faveur du développement durable indiquées dans le projet de PLU ? » Mais alors, ont interrogé certains électeurs, si on ne veut pas que se construise quoi que ce soit sur ces jardins, fallait-il répondre oui, ou non ?

« Un débat plus ouvert »

Il fallait répondre non. Ce qu’ont fait les 3/4 des votants hier. Heureux ne serait-ce que d’avoir leur mot à dire, qu’il soit oui ou non.
« Je trouve ça plutôt pas mal de consulter la population sur des sujets sensibles », lâche ainsi Pierre Cantus, après avoir rempli son devoir citoyen. « Ça permet un débat plus ouvert et de lever les non-dit. » Sylvie Brossolette va même plus loin : « Je préfère largement ce type de consultation à une élection classique », affirme-t-elle. « Là, j’ai un avis clair et tranché. Mais de toute façon, quand on m’interroge, je réponds. Question de politesse. » Quand bien même ils ne furent que 705 électeurs à se montrer polis, soit une participation de 8.13 %
« Ce n’est pas rien, surtout sur une question un peu technique », se défend le maire Laurent Garcia. « J’y vois même un vrai besoin de renouvellement des méthodes de démocratie participative. »

76,60 % de Non

Quant aux résultats, ils ne font pas du tout le jeu du maire : 537 Non pour 164 Oui. Le Non l’emporte donc par 76,60 %. « Un désaveu profond de la politique du maire qui s’était engagé à ne pas construire avant d’être élu et qui a pourtant porté ce projet de consultation ! », accable l’opposant de gauche Christophe Girardot. Quant à Hélène Guillaume, la présidente de l’association « Jardins Voirin, des jardins pour demain », hostile à toute idée de construction, elle peut triompher : « On est content que les Laxoviens aient eu une réaction de bon sens. C’est le refus de voir grignoter les espaces naturels de Laxou. »
Laurent Garcia, qui rappelle n’avoir « jamais eu de projet communal de construction » sur ces terres, faisait hier soir une promesse : « le projet de PLU tiendra fortement compte de cette consultation. » Mais in fine, c’est la CUGN qui tranchera.

Lysiane GANOUSSE -